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Comparaison théorie-expérience
Pour tester l’accord entre théorie et expérience, il est important que la précision expérimentale mais aussi la fiabilité de la prédiction théorique soient estimées avec soin.
Influence de la réflectivité
Les miroirs utilisés dans les nouvelles expériences sont métalliques et la force de Casimir est affectée de façon appréciable par leur conductivité finie, d’une façon qui dépend surtout de la distance entre les miroirs.
Les grandes distances sont associées surtout aux modes de basse fréquence. Les miroirs métalliques sont presque parfaitement réfléchissants dans cette limite et la force réelle correspond à la force idéale. La situation est différente aux courtes distances, qui sont associées aux modes de haute fréquence pour lesquels les miroirs métalliques sont de mauvais réflecteurs. L’effet de conductivité finie réduit donc la force de Casimir pour les courtes distances entre les deux miroirs, typiquement en dessous du micromètre.
Influence de la température
Les expériences récentes sont effectuées à température ambiante et il faut tenir compte également des corrections thermiques. Tandis que l’effet de conductivité est important à des distances petites par rapport au micron, l’effet thermique devient prédominant au dessus du micron. C’est pourquoi les deux effets sont habituellement traités indépendamment l’un de l’autre. Quand on vise une précision au niveau du pourcent, cette approximation n’est toutefois pas suffisante.
Le calcul de la force pour des miroirs dissipatifs à une température non nulle reste l’objet de prédictions théoriques contradictoires. Il n’y a malheureusement pas non plus d’observation expérimentale indiscutable pour ce cas.
Influence de la rugosité
Les miroirs réels ont des surfaces rugueuses avec des propriétés variées selon la technique de fabrication. Au niveau théorique, la correction de rugosité a souvent été traitée par l’approximation de proximité qui néglige la réflexion non-spéculaire du champ par une surface rugueuse. Cette approximation ne tiend compte que de la variance de la rugosité, pas de son spectre, elle n’est pas suffisante pour une évaluation précise de la correction.
Ce sujet est directement liée à l’interface entre effet Casimir et géométrie, décrit dans d’ autres pages sur ce site.
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