| 2. LES ATOMES |
Tout le monde le sait aujourdhui, la matière ordinaire est faite datomes, souvent intimement liés entre eux pour constituer des molécules. Les atomes sont extrêmement petits : leur taille est de lordre de langström, soit 1010 mètre, cest-à-dire le dix milliardième de mètre. Ils sont constitués dun noyau, de charge électrique positive, entouré dun nuage délectrons, ayant chacun une charge électrique négative (q = 1,6 x 1019 coulomb). Le noyau, minuscule, est formé de protons, chacun de charge +q, et de neutrons, de charge nulle. Pour latome neutre, le nombre délectrons est égal au nombre de protons. |
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Latome le plus simple est celui dhydrogène, constitué dun proton et dun électron. Les lois de la physique quantique permettent de déterminer avec précision lénergie de cet atome, qui est la somme de lénergie cinétique de lélectron (le proton, beaucoup plus massif, est immobile en première approximation) et de lénergie potentielle électrostatique liant lélectron au proton. Il savère que les valeurs possibles de lénergie forment un ensemble discret, et peuvent être repérées par un entier positif. |
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| En première approximation, lénergie du « niveau » n de latome dhydrogène vaut : | |
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En = EI/n2 où EI = 13,6 électronvolts (1 électronvolt (eV) = 1,6 x 1019 joule). |
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Il nest pas possible dattribuer aux électrons des atomes une orbite bien déterminée. La mécanique quantique ne donne accès quà des probabilités, par exemple la probabilité pour un électron dêtre présent à tel ou tel endroit et à tel ou tel instant. Doù limage dun « nuage électronique » flou. |
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Cependant, lorsque lélectron de
latome dhydrogène est dans le niveau dénergie n,
on démontre que sa distance moyenne au proton vaut an = a0n2
où a0 |
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EI = E1 est donc lénergie dionisation, cest-à-dire lénergie minimale quil faut fournir à lélectron situé initialement dans le niveau fondamental (n = 1) pour quil ne soit plus lié à latome. |
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Quid des atomes ayant plusieurs électrons ? Comme pour latome dhydrogène, leur énergie électronique est « quantifiée », elle ne peut prendre que certaines valeurs. La structure résultante des niveaux dénergie est complexe. Lessentiel à retenir est que les électrons se répartissent sur des niveaux dénergie étiquetés par n et dautres « nombres quantiques », remplissant ainsi des « couches » capables daccueillir chacune au maximum un nombre bien déterminé délectrons. |
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