Le potentiel violant la parité
V1PV
On cherche le potentiel correspondant à
la contribution principale violant la parité des interactions faibles
neutres entre électron et noyau. Cette contribution correspond au
couplage axial électronique-vectorielle nucléaire.
Détermination heuristique :
On obtient le potentiel
non relativiste en prenant la transformée de Fourier du propagateur
de l'interaction. Le potentiel correspondant à la partie de l'interaction
faible neutre violant la parité contient donc un terme à
la Yukawa, avec une portée très faible puisque le boson Zo
est très lourd. En pratique la portée est si petite
(re=2x10-18m) devant les grandeurs caractéristiques
des fonctions d'onde atomiques, que la partie Yukawa du potentiel se réduit
à un potentiel de contact (un Dirac).
Il y a un terme en facteur
qui doit donner le caractère pseudo scalaire au potentiel recherché.
Ce terme est construit sur les seules grandeurs disponibles, l'impulsion
p
et le spin s de l'électron.
La "force" de l'interaction est imposée
par la constante de Fermi GF.
Enfin, il reste un terme, l'analogue pour l'interaction
faible de la charge électrique pour l'interaction coulombienne,
c'est précisément la charge faible du noyau de césium
Qw, que l'on veut mesurer.
Finalemement, l'expression utile pour la suite
est la suivnte :
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Principe de la démarche rigoureuse:
On part de la densité de lagrangien du modèle standard, à l'approximation courant-courant, valable pour les basses énergies qui nous intéressent. On retient le terme de couplage dominant électrons-quarks qui viole la parité (terme axial-vectoriel). On considère alors le noyau comme ponctuel. Il ne reste donc que des opérateurs agissant sur les électrons, dont on évalue la contraction entre deux spineurs de Dirac (électroniques) à la limite non relativiste. On a donc essetiellement une matrice g5 entre deux spineurs, qui couple les petites composante du premier avec les grandes du second et vice-versa. Il faut évaluer le résultat à l'origine (en x=0) puisqu'on a considéré le noyau ponctuel.
Référence: AppendiceIII de l'article "Parity violation induced by weak neutral curents in atomic physics", M.A. Bouchiat and C. Bouchiat, Journal de Physique, 35 p.899 (1974).
L'expression du potentiel V1PV
permet compte simplement de la loi d'échelle en Z3 pour
l'effet des courants faibles neutres dans les atomes. Premièrement,
la densité de probabilité de présence de l'électron
(pour une onde S) à l'origine varie commme Z , d'où un premier
facteur, puisque V1PV est un potentiel
de contact. Ensuite, lorsque l'électron est sur le noyau, il n'y
a plus d'écrantage par le coeur électronique, et l'impulsion
(ou la vitesse) varie aussi en Z. Enfin la charge faible Qw
fait intervenir une somme sur les quarks qui constituent le noyau, ce qui
donne une troisème facteur de l'ordre de Z.
Si l'on tient compte des effets relativistes,
d'autant plus importants que l'atome considéré est lourd,
la dépendance avec Z est encore plus rapide.
Les calculs de structure atomique nécessaires
Il faut connaître les fonctions d'onde 6S et 7S, perturbées par le potentiel violant la parité, et donc contaminées avec des orbitales P. Etant donnée la forme de ce potentiel, les grandeurs nécessaires sont les valeurs des fonctions d'onde et de leurs dérivées radiales à l'origine (au centre noyau).
(ref : C. Bouchiat)
En présence d'un champ électrique E, la forme générale du dipôle effectif de transition est la suivante:
d = -aE - i b sxE - M1sxk - i Im(E1PV)s
(d est un élément de matrice radial et un opérateur dans l'espace du spin de l'électron)